Haïti
Le site de Léogâne ou Yaguana aurait été le siège du Caciquat du Xaragua. Le royaume de Xaragua fut dirigé par Bohéchio, lequel succéda à Anacaona, sa sœur, la femme de Caonabo qui dirigea alors la Maguana. Anacoana avait pour les Espagnols des sentiments d'affection et les inspira à son frère. Celui-ci mourut sans enfant et laissa le royaume à sa sœur Anacoana. Au-delà de son rôle politique, elle a laissé l'image d'une poétesse et « samba » qui exécutait des chansons. Cette région de Léogâne a toujours été considérée comme une des régions les plus prospères de l'île d'Hispaniola.
Parmi les colons fondateurs d'Yaguana, dont la prononciation française a fait Léogane, était d'Ogeron qui fut gouverneur de la colonie française de Saint-Domingue en 1665. En 1669, Léogâne ne comptait que 50 hommes portant armes. Le peuplement se fit sur deux sites : L'Ester, siège de la paroisse Saint-Jacques le majeur, et La Petite Rivière, siège de la paroisse Saint-Jean Baptiste. En 1694, d'Ogeron vint résider sur ce site, ce qui en consacra l'établissement comme capitale de la colonie.
En 1691, les Anglais attaquèrent la Petite Rivière mais furent repoussés par les habitants. En 1701, on voulut réunir l'Ester et La Petite Rivière mais la diversité des opinions les conserva. En février 1710, un incendie ravagea la Petite Rivière, ne laissant que six ou sept maisons, et l'église ne fut pas reconstruite.
L'Ester fut encore attaqué en octobre 1694 par les Anglais. À cette occasion monsieur, Guy Coutard, conseiller au conseil souverain, se distingua, mais il y eut 40 hommes morts ou blessés.
En 1697, le conseil souverain, puis supérieur de la colonie de Saint-Domingue, fut transféré du Petit Goâve, ruiné par les Anglais, à Logane.
Le 7 août 1702, une nouvelle attaque des Anglais eut lieu mais sans succès. La paroisse de l'Ester fut supprimée par une ordonnance du 15 avril 1711. La paroisse Sainte-Rose de Lima, sise à Léogâne, succéda aux deux paroisses de L'Ester et de La Petite Rivière.
Au début de la Révolution haïtienne, vers la fin de l'année 1791, Romaine-la-Prophétesse (avec au moins dix mille partisans, en grande partie d'anciens esclaves) assiégeait Léogâne Fin décembre 1791, Félix Pascalis Ouvière négocie un traité de paix, mettant Romaine aux commandes du gouvernement de Léogâne
En 1915, les forces militaires des États-Unis débarquent en Haïti et occupent le pays jusqu'en 1934. Les forces américaines se déploient dans le pays sans incident majeur sauf à Léogâne, où Charlemagne Péralte, commandant de la sécurité militaire de la région, refuse de déposer les armes et le drapeau national sans en avoir reçu l'ordre officiel des autorités haïtiennes.
Le 12 janvier 2010, Léogâne fut largement détruit par un tremblement de terre meurtrier, qui toucha surtout l'agglomération de Port-au-Prince. Selon l'ONU, 80 à 90 % des bâtiments de la ville ont été endommagés. Le nombre de victimes s'élèverait entre 5 000 et 10 000 morts L'épicentre se trouvait à Léogâne . Plusieurs organisations Le site de Léogâne ou Yaguana aurait été le siège du Caciquat du Xaragua. Le royaume de Xaragua fut dirigé par Bohéchio, lequel succéda à Anacaona, sa sœur, la femme de Caonabo qui dirigea alors la Maguana. Anacoana avait pour les Espagnols des sentiments d'affection et les inspira à son frère. Celui-ci mourut sans enfant et laissa le royaume à sa sœur Anacoana. Au-delà de son rôle politique, elle a laissé l'image d'une poétesse et « samba » qui exécutait des chansons. Cette région de Léogâne a toujours été considérée comme une des régions les plus prospères de l'île d'Hispaniola.
Parmi les colons fondateurs d'Yaguana, dont la prononciation française a fait Léogane, était d'Ogeron qui fut gouverneur de la colonie française de Saint-Domingue en 1665. En 1669, Léogâne ne comptait que 50 hommes portant armes. Le peuplement se fit sur deux sites : L'Ester, siège de la paroisse Saint-Jacques le majeur, et La Petite Rivière, siège de la paroisse Saint-Jean Baptiste. En 1694, d'Ogeron vint résider sur ce site, ce qui en consacra l'établissement comme capitale de la colonie.
En 1691, les Anglais attaquèrent la Petite Rivière mais furent repoussés par les habitants. En 1701, on voulut réunir l'Ester et La Petite Rivière mais la diversité des opinions les conserva. En février 1710, un incendie ravagea la Petite Rivière, ne laissant que six ou sept maisons, et l'église ne fut pas reconstruite.
L'Ester fut encore attaqué en octobre 1694 par les Anglais. À cette occasion monsieur, Guy Coutard, conseiller au conseil souverain, se distingua, mais il y eut 40 hommes morts ou blessés.
En 1697, le conseil souverain, puis supérieur de la colonie de Saint-Domingue, fut transféré du Petit Goâve, ruiné par les Anglais, à Léogane.
Le 7 août 1702, une nouvelle attaque des Anglais eut lieu mais sans succès. La paroisse de l'Ester fut supprimée par une ordonnance du 15 avril 1711. La paroisse Sainte-Rose de Lima, sise à Léogâne, succéda aux deux paroisses de L'Ester et de La Petite Rivière.
Au début de la Révolution haïtienne, vers la fin de l'année 1791, Romaine-la-Prophétesse (avec au moins dix mille partisans, en grande partie d'anciens esclaves) assiégeait Léogâne. Fin décembre 1791, Félix Pascalis Ouvière négocie un traité de paix, mettant Romaine aux commandes du gouvernement de Léogâne.
En 1915, les forces militaires des États-Unis débarquent en Haïti et occupent le pays jusqu'en 1934. Les forces américaines se déploient dans le pays sans incident majeur sauf à Léogâne, où Charlemagne Péralte, commandant de la sécurité militaire de la région, refuse de déposer les armes et le drapeau national sans en avoir reçu l'ordre officiel des autorités haïtiennes.
Le 12 janvier 2010, Léogâne fut largement détruit par un tremblement de terre meurtrier, qui toucha surtout l'agglomération de Port-au-Prince. Selon l'ONU, 80 à 90 % des bâtiments de la ville ont été endommagés. Le nombre de victimes s'élèverait entre 5 000 et 10 000 morts L'épicentre se trouvait à Léogâne [8]. Plusieurs organisations internationales sont intervenues telles que la Croix-Rouge, Médecins Sans Frontières, CARE, Save The Children, Oxfam et IOM. Plusieurs agences de l'ONU étaient également présentes pour assurer la coordination de l'aide. sont intervenues telles que la Croix-Rouge, Médecins Sans Frontières, CARE, Save The Children, Oxfam et IOM. Plusieurs agences de l'ONU étaient également présentes pour assurer la coordination de l'aide.
Léogâne holds a unique place in Haitian history as the former seat of the Caciquat of Xaragua, a significant indigenous kingdom in the pre-colonial era. The kingdom was ruled by prominent figures such as Bohéchio and Anacaona, who left lasting cultural legacies as leaders and artists. Anacaona, remembered both for her political role and her poetic songs, exemplifies the rich indigenous heritage that shaped the island of Hispaniola. During French colonial rule, Léogâne evolved as a strategic site with the settlement of colons like d'Ogeron, who became governor of Saint-Domingue. The region witnessed repeated conflicts, including English attacks in the late 17th and early 18th centuries, reflecting the turbulent colonial rivalries of the Caribbean. The area’s resilience is underscored by its survival and development despite these challenges. The late 18th century marked a critical period during the Haitian Revolution when Romaine-la-Prophétesse, a former slave leader with a formidable following, laid siege to Léogâne, highlighting the city's role in the struggle for freedom and independence. This revolutionary history underpins Haiti’s identity as the first black republic founded after a successful slave revolt. In the 20th century, Léogâne again became notable due to American military occupation from 1915 to 1934, which stirred local resistance led by figures like Charlemagne Péralte. This period shaped modern Haitian nationalism and resistance to foreign control. Tragically, Léogâne was the epicenter of the catastrophic 2010 earthquake that devastated the region, damaging 80 to 90 percent of buildings and causing thousands of deaths. The quake’s aftermath saw a massive international humanitarian response by organizations including the Red Cross, Médecins Sans Frontières, CARE, Save The Children, Oxfam, and IOM, alongside United Nations agencies coordinating aid efforts. This disaster and response highlighted both the vulnerability and resilience of Haiti and its communities. Today, Léogâne’s history from indigenous leadership, through colonial and revolutionary periods, to natural disaster and recovery, offers a profound narrative about cultural survival, political struggle, and human endurance. Understanding this context enriches knowledge of Haiti’s past and provides insights into challenges and opportunities for its future development.









