𝗟𝗲 𝘁𝗲𝗺𝗽𝘀 𝗲𝘀𝘁 𝗮̀ 𝗹'𝘂𝘁𝗶𝗹𝗶𝘁𝗲́. 𝗘𝘁 𝗹’𝘂𝘁𝗶𝗹𝗶𝘁𝗲́ 𝗻𝗲 𝘀𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗰𝗹𝗮𝗺𝗲 𝗽𝗮𝘀 : 𝗲𝗹𝗹𝗲 𝘀𝗲 𝗰𝗼𝗻𝘀𝘁𝗿𝘂𝗶𝘁.
Je ne m’adresse pas aux applaudisseurs. Je m’adresse 𝗮𝘂𝘅 𝗮𝗿𝗰𝗵𝗶𝘁𝗲𝗰𝘁𝗲𝘀. À ceux qui calculent la solidité d’un toit avant de compter des abonnés. À ceux qui savent que le temps de l’Afrique n’est pas celui du buzz, mais celui du béton qui prend, du maïs qui pousse, du savoir qui circule.
Ces vingt dernières années, l’Afrique francophone a appris à avancer avec deux boussoles contradictoires : celle du être vu et celle du être utile. La première flatte l’instant. La seconde engage le temps long. La visibilité se consomme en clics, en stories, en records de likes. L’utilité se construit en silences, en décisions prises quand les caméras sont déjà parties. La visibilité est un miroir sans mémoire : elle reflète, puis s’efface. L’utilité est un ciment : elle relie les générations, porte des toits au-dessus des têtes.
Sur notre continent, le pivot est en train de s’opérer. Demain ne se prévoit plus en audience. Il se prévoit en innovations et en emplois pour les jeunes, en mètres cubes d’eau potable, en heures de formation.
C’est cela, 𝗹’𝗲́𝗰𝗼𝗻𝗼𝗺𝗶𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝘃𝗲𝗿𝘁𝗶𝗰𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́. Non pas grimper plus haut sur l’échelle des likes, mais enfouir plus profondément les fondations : fondations de capitaux humains, fondations de récits que nos petits-enfants, fiers, liront sans rougir.
Créer une entreprise, financer un média, investir dans la jeunesse, ce n’est pas chercher l’approbation immédiate. 𝗖’𝗲𝘀𝘁 𝗮𝗰𝗰𝗲𝗽𝘁𝗲𝗿 𝗱’𝗲̂𝘁𝗿𝗲 𝗷𝘂𝗴𝗲́ 𝗽𝗮𝗿 𝗹𝗲 𝘁𝗲𝗺𝗽𝘀 𝗹𝗼𝗻𝗴. Un média n’est pas un miroir. C’est une responsabilité. Il ne doit pas flatter les émotions du moment, mais accompagner une société dans ce qu’elle devient.
Dans toute trajectoire sérieuse, il est des personnes que l’on ne livre pas au tumulte. La protection des siens n’est ni un slogan ni un spectacle. La dignité avec laquelle mon épouse, Muriel Blanche traverse cette épreuve m’oblige au silence et au respect.
J’engage davantage notre responsabilité à produire non plus du contenu, mais du 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗲𝗻𝗮𝗻𝘁 : contenants d’opportunités pour des dizaines de milliers de jeunes, fiers, en Afrique
Le reste appartient au temps.
𝗟𝗲 𝘁𝗲𝗺𝗽𝘀 𝗱𝗲 𝗹’𝘂𝘁𝗶𝗹𝗶𝘁𝗲́. 𝗤𝘂’𝗶𝗹 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗺𝗮𝗶𝗻𝘁𝗲𝗻𝗮𝗻𝘁.
Reflecting on the powerful message shared, I find the idea of valuing long-term utility over fleeting visibility deeply resonates, especially in the context of Africa’s development. In my personal experience engaging with various projects aimed at youth empowerment and community development, the immediate attention on social media often distracts from the foundational work that drives real progress. For instance, supporting entrepreneurial ventures in African communities requires patience and trust in gradual growth rather than quick acclaim. The analogy of building solid roofs and growing crops over chasing 'likes' perfectly captures the essence of sustainable investment. The concept of "l’économie de la verticalité" — focusing on deep foundations of human capital and meaningful narratives — highlights that true success is measured not by temporary numbers but by lasting societal benefits. I have witnessed that initiatives prioritizing skills development, access to clean water, or innovative education technology create ripples that extend far beyond immediate recognition. Moreover, media’s role as a vessel for opportunity rather than just content echoes my belief that responsible storytelling must accompany social change, not merely reflect viral moments. Protecting the dignity and progress of individuals behind the scenes — as mentioned in the reflection on personal privacy and respect — emphasizes humility and respect over spectacle. This approach encourages us all to look beyond the surface and celebrate the silent, steady efforts transforming lives. It’s a mindset shift worth embracing, especially as Africa emerges as a global hub for youth-driven innovation and resilience. Ultimately, utility begins now; embracing patience and purpose can help us build legacies that inspire generations to come.

